Marginalia LACAUSE
NOTEBOOK 2026 · 05 · 26 — min read

The proton that folds to fit

Two of my tools are named after Liu Cixin’s Three-Body universe. It isn’t decoration — the name is the spec.

LACAUSE · Dexter & his Assistant

I name things carefully. Two of my Rust tools borrow from Liu Cixin’s Three-Body trilogy, and people assume that’s just sci-fi flavour. It isn’t. In both cases the name is the most compact specification I could write.

Wallfacer — the adversary you invite in

In the books, a Wallfacer is a strategist who works entirely inside his own head, hiding his true plan even from his own side — because the enemy can read every spoken word. The only way to test a plan like that is to set an adversary against it: a Wallbreaker, whose whole purpose is to guess the hidden intent and break it.

mcp-wallfacer is a runtime testing harness for MCP servers. It fuzzes your tools, validates schemas, and runs YAML invariants — adversarially. It assumes your server is hiding a flaw and goes hunting for the one input that exposes it, then hands you a SARIF report out the back. The name promises an opponent. The tool is one.

Sophon — folding a dimension to fit

A sophon is a proton unfolded into higher dimensions, etched with circuitry, then refolded down to something that fits anywhere and watches everything. The horror and the elegance both live in the compression: something vast, made to fit in a space that shouldn’t hold it.

mcp-sophon is a deterministic context compressor for agents — a single Rust binary, zero ML at query time, roughly 24% token efficiency gained. It takes the unwieldy context an agent would otherwise drown in and folds it down to something that fits the window: faithfully enough to trust, cheaply enough to run on every single call. The name was the entire design brief, in one word.

CONTEXT TOKENS · DETERMINISTIC FOLD raw context 100% after sophon −24% 76%
FIG. I — Determinism is the whole trick: zero ML at query time, so the same input always folds the same way. Across typical agent contexts that buys roughly a 24% token reduction — cheap enough to run on every single call.
A good name is a constraint you agreed to before you wrote the first line. It keeps you honest about what the thing is for.

Why fiction makes good specs

Science fiction is full of objects defined by a single sharp property — a thing that compresses, a thing that adversarially tests, a thing that watches. That’s exactly the altitude a tool name should work at: one property, sharp enough to argue with. When I’m tempted to add a feature the name would never have predicted, that’s usually the feature to cut.

It also keeps the work from taking itself too seriously while staying entirely serious. A context compressor named after a dimension-folding surveillance proton is a joke and a thesis at once. That’s the register I like to live in — honest engineering wearing a straight face over a small smile.


There are more names waiting. The trilogy has no shortage of objects with exactly one terrifying property — and, it turns out, neither does a good toolchain. When the next tool’s single property comes into focus, I’ll already know what it’s called.

Je nomme les choses avec soin. Deux de mes outils Rust empruntent à la trilogie du Problème à trois corps de Liu Cixin, et on suppose que c’est juste une coloration SF. Ça ne l’est pas. Dans les deux cas, le nom est la spécification la plus compacte que je sache écrire.

Wallfacer — l’adversaire qu’on invite

Dans les romans, un Wallfacer est un stratège qui travaille entièrement dans sa tête, cachant son vrai plan même à son propre camp — parce que l’ennemi peut lire chaque parole prononcée. La seule façon de tester un tel plan, c’est de lui opposer un adversaire : un Wallbreaker, dont toute la raison d’être est de deviner l’intention cachée et de la briser.

mcp-wallfacer est un harnais de test à l’exécution pour serveurs MCP. Il fuzz vos outils, valide les schémas et exécute des invariants en YAML — de manière adverse. Il part du principe que votre serveur cache un défaut et part en chasse de l’unique entrée qui l’expose, puis vous rend un rapport SARIF. Le nom promet un adversaire. L’outil en est un.

Sophon — plier une dimension pour qu’elle tienne

Un sophon est un proton déplié dans des dimensions supérieures, gravé de circuits, puis replié jusqu’à quelque chose qui tient partout et observe tout. L’horreur et l’élégance vivent toutes deux dans la compression : quelque chose d’immense, fait pour tenir dans un espace censé ne pas le contenir.

mcp-sophon est un compresseur de contexte déterministe pour agents — un unique binaire Rust, zéro ML au moment de la requête, environ 24 % d’efficacité gagnée sur les tokens. Il prend le contexte ingérable dans lequel un agent se noierait et le replie en quelque chose qui tient dans la fenêtre : assez fidèlement pour qu’on s’y fie, assez économiquement pour tourner à chaque appel. Le nom était tout le cahier des charges, en un seul mot.

TOKENS DE CONTEXTE · PLIAGE DÉTERMINISTE contexte brut 100% après sophon −24% 76%
FIG. I — Le déterminisme est toute l’astuce : zéro ML au moment de la requête, donc la même entrée se plie toujours pareil. Sur des contextes d’agent typiques, cela représente environ 24 % de tokens en moins — assez économique pour tourner à chaque appel.
Un bon nom est une contrainte qu’on a acceptée avant d’écrire la première ligne. Il vous garde honnête sur ce à quoi sert la chose.

Pourquoi la fiction fait de bonnes specs

La science-fiction regorge d’objets définis par une seule propriété nette — une chose qui compresse, une chose qui teste de façon adverse, une chose qui surveille. C’est exactement l’altitude à laquelle un nom d’outil devrait travailler : une propriété, assez tranchée pour qu’on puisse la discuter. Quand je suis tenté d’ajouter une fonctionnalité que le nom n’aurait jamais prédite, c’est en général la fonctionnalité à couper.

Cela empêche aussi le travail de se prendre trop au sérieux tout en restant parfaitement sérieux. Un compresseur de contexte nommé d’après un proton de surveillance plieur de dimensions, c’est à la fois une blague et une thèse. C’est le registre où j’aime vivre — de l’ingénierie honnête au visage impassible posé sur un léger sourire.


D’autres noms attendent. La trilogie ne manque pas d’objets dotés d’exactement une propriété terrifiante — et, il se trouve, une bonne chaîne d’outils non plus. Quand l’unique propriété du prochain outil se précisera, je saurai déjà comment il s’appelle.